La sophrologie est une école scientifique rigoureuse.
Elle étudie la conscience humaine et les valeurs de l’existence, en partant de nouvelles conceptions et par des procédés qui lui sont propres.
Le professeur Alphonso Caycedo est le fondateur de l’école de sophrologie, il s’inspire de différentes méthodes et techniques de relaxation orientale, le Tummo Tibétain, le Rajah Yoga Indien et le Zen Japonais. Et c’est dans le training autogène de Schultz, l’hypnose thérapeutique, la relaxation progressive de Jacobson, qu’il emprunte les bases de la relaxation sophronique et puise ses racines conceptuelles dans la phénoménologie comme philosophie.
L’objectif de la sophrologie est de permettre à chacun, à travers la pratique de ses méthodes, de découvrir une autre façon d’être au monde, une autre façon de vivre sa vie au quotidien. L’acquisition de ce nouveau « savoir-être », implique une transformation. Il nécessite de nous libérer de ces représentations mentales, qui se sont fondées sur l’expérience empirique de notre existence et aux hasards de nos rencontres.
L’ensemble des méthodes de la sophrologie a pour but de modifier la conscience dans le sens de son renforcement.
Elle étudie la conscience humaine et les valeurs de l’existence, en partant de nouvelles conceptions et par des procédés qui lui sont propres.
Le professeur Alphonso Caycedo est le fondateur de l’école de sophrologie, il s’inspire de différentes méthodes et techniques de relaxation orientale, le Tummo Tibétain, le Rajah Yoga Indien et le Zen Japonais. Et c’est dans le training autogène de Schultz, l’hypnose thérapeutique, la relaxation progressive de Jacobson, qu’il emprunte les bases de la relaxation sophronique et puise ses racines conceptuelles dans la phénoménologie comme philosophie.
L’objectif de la sophrologie est de permettre à chacun, à travers la pratique de ses méthodes, de découvrir une autre façon d’être au monde, une autre façon de vivre sa vie au quotidien. L’acquisition de ce nouveau « savoir-être », implique une transformation. Il nécessite de nous libérer de ces représentations mentales, qui se sont fondées sur l’expérience empirique de notre existence et aux hasards de nos rencontres.
L’ensemble des méthodes de la sophrologie a pour but de modifier la conscience dans le sens de son renforcement.
L’origine de la sophrologie.
Alfonso Caycedo, neuropsychiatre colombien, crée à Madrid en 1960, les bases de la sophrologie pour étudier la conscience humaine et les moyens d’en faire varier les états et niveaux.
"(...) j'ai fondé la Sophrologie dans le Service de Neuropsychiatrie de l'Hôpital Provincial de Madrid que dirigeait le Pr. Juan José Lopez Ibor en 1960. Je m'occupais alors du traitement de patients psychiatriques au niveau hospitalier et ma rencontre avec la conscience malade de ces patients a eu des caractéristiques spéciales. Une grande partie de la thérapeutique d'alors produisait une modification ou une altération de la conscience. Je me réfère aux traitements d'électrochocs et aux comas insuliniques qui étaient à l'époque une thérapie de choix (...). Ma rencontre avec la conscience en coma produit par l'insuline, ou (...) par l'électrochoc, (...) produisaient en moi une interrogation : est-il nécessaire de modifier la conscience ou de l'altérer comme thérapeutique ? Ensuite, je me suis intéressé à l'hypnose clinique (...). Alors naquit en moi un désir de recherche de la conscience parce qu'il me paraissait que les maladies mentales étaient fondamentalement des altérations pathologiques de la conscience. Puis-je connaître la conscience en harmonie ? Fut ma 1ère Question Radicale qui me porta à mettre en marche un mouvement médical pour rechercher la conscience en harmonie, je lui donnais le nom de "Sophrologie" (...), une école scientifique pour laquelle j'ai proposé la devise "Ut conscientia noscatur", qui signifie, "pour que la conscience soit connue". (Caycedo, 2001)
En 1962, A. Caycedo devint l’élève du célèbre psychiatre et phénoménologue, le professeur Ludwig Binswanger. Il utilise alors l’approche phénoménologue et existentielle appliquée à l’étude de la conscience. Revenir sur les bases du phénomène dans son accès originaire, comme si c’était pour la première fois, oublier ce que l’on sait, accueillir les phénomènes au plus près de leur réalité, pour enfin les identifier, les interpréter et les nommer.
Inspirer par la lecture d’ouvrage sur le yoga, que sa femme pratique, il s’intéresse aux techniques orientales de relaxation du corps et de l’esprit. Il découvre une autre approche de l’étude et du développement de la conscience. Contrairement aux occidentaux qui, de prime abord, utilisent leur mental pour résoudre leurs problèmes, les orientaux commencent par prendre conscience et apaiser leur corps, favorisant un meilleur développement mental, débarrasser au mieux des tensions potentielles l’assujettissant.
Etymologie.
Le mot « Sophrologie » vient de trois mots grecs :
SOS = Exempt de maladies, équilibre, harmonie.
PHREN = Diaphragme, âme affective et par extension, esprit, conscience.
LOGOS = Science, étude, discours.
Les principes fondamentaux.
- Le schéma corporel comme réalité vécue :
La perception du corps est la base de la conscience. Le schéma corporel est une notion complexe de la représentation mentale du corps, ses formes, les sensations, volumes, postures, … Il permet la conscience de soi. Sans doute le principe le plus important de la sophrologie dans la proposition « comme réalité vécue » en ce sens qu’elle recouvre : que le schéma corporel soit perçu de l’intérieur par la personne elle-même et qu’il soit perçu dans sa quotidienneté, indépendamment de toutes pathologies. Etre en harmonie avec son corps, donc en bonne santé.
- Renforcer l’action positive :
En sophrologie, il s’agit, là, de somatisation du positif, toute action positive dirigée vers notre corps ou notre mental à une répercussion positive sur notre être tout entier, par la répétition. C’est renforcer la pensée positive dans le corps et l’esprit, afin d’aller de l’avant dans ses projets, se réaliser, être qui l’on est.
- Développer la réalité objective :
Vivre davantage dans le moment présent, s’adapter ainsi de manière plus adéquate aux différentes situations et satisfaire nos propres besoins. En sophrologie, l’objectif est avant tout de renforcer les structures positives que nous avons tous en nous, en s’appuyant sur les sensations corporelles à la conscience.
La théorie des états et niveaux de conscience.
La conscience est partie intégrante de nos souvenirs, sentiments, sensations et savoir, que nous faisons réalité intérieure et que nous nommons moi. Cette conscience est désignée comme la conscience de soi et est structurée par la mémoire et la faculté de comprendre. Elle est en ce sens une unité sous-jacente à nos comportements volontaires. Les éléments qui la constituent, souvenirs, jugements, sentiments dépendent d’un contexte culturel, ce qui fait de la conscience de soi une réalité empirique changeante et multiple. L’unité et la constance du moi ne sont pas garanties par l’unité de la conscience.
Il y a trois états de conscience en sophrologie.
1. La conscience pathologique (étudiée en psychiatrie).
2. La conscience ordinaire (étudiée en psychologie).
3. La conscience sophronique (étudiée en sophrologie).
Et trois niveaux de conscience, variations quantitatives et momentanées allant de l’obscurité à l’hyper clarté.
1. La veille.
2. Le niveau sophro-liminal.
3. Le sommeil.
C’est la répétition des exercices au niveau sophro-liminal, entre veille et sommeil, particulièrement sensible et propices aux changements, qui va amener à la possibilité de modifications durables de l’état de conscience.
Les techniques et leurs applications.
On peut distinguer trois types de techniques : la sophronisation de base, les techniques
spécialisées et les relaxations dynamiques.
- La sophronisation de base.
Elle est la base de toutes les méthodes sophrologiques. Le principe est simple : l’objectif est de mettre le patient dans un état de relaxation profonde, niveau sophro-liminal, au moyen d’une pratique respiratoire et de concentration sur les différentes parties de son corps. C’est là, où l’individu devient relativement indifférent aux stimulations du monde extérieur, et où il est plus réceptif à ses sensations corporelles et aux suggestions du sophrologue.
La sophronisation de base suffit souvent à traiter les troubles liés aux situations de la vie moderne : stress, anxiété, …
- Les techniques spécialisées.
Ces techniques spécifiques sont le plus souvent pratiquées en individuel. Elles sont nombreuses et choisies en fonction de l’individu, de sa demande et de leurs pertinences.
Elles procèdent de la sophronisation de base, à ceci près qu’elles se proposent, à travers un discours (terpnos logos) et à partir d’un schéma approprié, soit de préparer à une épreuve déterminée, soit de réduire un symptôme ou un mal de vivre.
- Les relaxations dynamiques.
Ce sont des méthodes d’entraînement particulièrement adaptées au groupe, elles permettent de diminuer les tensions physiques, mentales et de développer le potentiel individuel. C’est dans des séances, où la mobilisation du corps dans son expression en concentration au niveau sophro liminale, que l’on prend mieux conscience de son corps. Les stimulations corporelles sont réalisées debout, les yeux fermés, en général en respiration synchronique (inspiration, rétention, stimulation ou tension douce, expiration, relâchement). Chaque série stimulant les différentes parties du corps par système, suivie d’un temps d’intégration, moment propice pour percevoir les zones stimulées intégrées au corps entier. Ce qui permet de renforcer la conscience de soi dans son corps, de libérer les sensations ou tensions corporelles, d’amener une présence particulière à soi-même.
- La sophronisation de base.
Elle est la base de toutes les méthodes sophrologiques. Le principe est simple : l’objectif est de mettre le patient dans un état de relaxation profonde, niveau sophro-liminal, au moyen d’une pratique respiratoire et de concentration sur les différentes parties de son corps. C’est là, où l’individu devient relativement indifférent aux stimulations du monde extérieur, et où il est plus réceptif à ses sensations corporelles et aux suggestions du sophrologue.
La sophronisation de base suffit souvent à traiter les troubles liés aux situations de la vie moderne : stress, anxiété, …
- Les techniques spécialisées.
Ces techniques spécifiques sont le plus souvent pratiquées en individuel. Elles sont nombreuses et choisies en fonction de l’individu, de sa demande et de leurs pertinences.
Elles procèdent de la sophronisation de base, à ceci près qu’elles se proposent, à travers un discours (terpnos logos) et à partir d’un schéma approprié, soit de préparer à une épreuve déterminée, soit de réduire un symptôme ou un mal de vivre.
- Les relaxations dynamiques.
Ce sont des méthodes d’entraînement particulièrement adaptées au groupe, elles permettent de diminuer les tensions physiques, mentales et de développer le potentiel individuel. C’est dans des séances, où la mobilisation du corps dans son expression en concentration au niveau sophro liminale, que l’on prend mieux conscience de son corps. Les stimulations corporelles sont réalisées debout, les yeux fermés, en général en respiration synchronique (inspiration, rétention, stimulation ou tension douce, expiration, relâchement). Chaque série stimulant les différentes parties du corps par système, suivie d’un temps d’intégration, moment propice pour percevoir les zones stimulées intégrées au corps entier. Ce qui permet de renforcer la conscience de soi dans son corps, de libérer les sensations ou tensions corporelles, d’amener une présence particulière à soi-même.
La sophrologie, pour qui ?
La sophrologie a été d’abord enseignée à des médecins dans un but thérapeutique, puis le personnel paramédical et travailleurs sociaux dans une visée socio-prophylactique essentiellement et aujourd’hui, à toutes personnes susceptibles d’aider son prochain à un niveau pédagogique dans son domaine.
- Thérapeutique : Elle permet d’accepter, de mieux supporter voire de réduire les symptômes des maladies les plus bénignes au plus graves : l’asthme, les troubles de la tension artérielle, les problème de poids ou de comportements alimentaires, la douleur liée à un accouchement, une maladie ou une opération, dans les domaines de la gériatrie, de l’immunologie, de la chirurgie, de la psychiatrie, réconforter et soulager en soin palliatif et même pour aider dans les dépressions...
- Socio-prophylactique : La sophrologie permet de mieux gérer le stress de la vie quotidienne, de lutter contre des dépendances (tabac, alcool, drogue), d’éliminer les troubles du sommeil, les phobies, les angoisses, d’appréhender et de faire face aux événements de la vie (licenciement, divorce, de retrouver un équilibre émotionnel, la confiance en soi, voir la vie sous un angle plus positif...
- Pédagogique : Elle s’applique aux sportifs pour la préparation mentale aux compétitions sportives, pour la récupération, mais surtout aux enfants et jeunes adultes dans le domaine éducatif : pour surmonter des difficultés scolaires ou des troubles du comportement (énurésie, agitation, agressivité...), passer un examen, construire un projet de vie, améliorer les troubles de la communication.
La sophrologie s’adresse à tout le monde et à chacun de nous.
La sophrologie c’est :
- Renforcer sa capacité de bien être. Etre en harmonie avec son corps et donc en bonne santé.
- Renforcer la pensée positive dans le corps et l’esprit, afin d’aller de l’avant dans ses projets, se réaliser, être qui l’on est.
- Voir objectivement la situation telle qu’elle est réellement sans la transformer.
La sophrologie c’est une pédagogie de l’existence, être acteur de sa vie.
La définition de A. Caycedo :
« L’étude de la conscience et de la valeur de vie ».
